12 mars : LA SAMARITAINE



AUDIO : La prédication débute à 22'48

Annibale Carracci

12 mars temple 202 - 18:03:2023 17.52.mp3  (112.93 Mo)

PIANO,

Olivier Mazal

 

 

PASTEUR

 

 

[DEBOUT]

LA SALUTATION

Je vous souhaite la bienvenue dans ce temple, frères et soeurs, où nous sommes venus pour nous retrouver , et pour nous retrouver avec le Seigneur. Que chacun de nous se sente ici chez lui pour un moment d'écoute, de recueillement, et de réjouissance.

Que chacun de nous reçoive l'Esprit, et par lui une joie profonde et la paix parfaite.

 

 

LA LOUANGE

Je veux te louer avec mes propres mots,

 

Je te remercie de m’avoir donné cette vie, pour apprendre, pour découvrir, pour distinguer l’important du facultatif, pour saisir la dimension spirituelle de tout ce qui nous est offert.

 

AMEN

 

 

PSAUME 19A page 44, les quatre strophes


 

[ASSIS]

LA PRIÈRE DE CONVERSION

Me voici, Créateur pour comprendre ta volonté qui deviendra ma liberté.

Rends moi sensible aujourd'hui à toutes les grâces dont j'ai besoin pour bien te servir.

Tu vois ma faiblesse, ne me laisse pas seul.

Aide-moi à t'aimer dans tout ce qui se présentera à moi aujourd'hui.

Je t'offre tout ce que je suis, tout ce que je ferai, tout ce que je supporterai.

Je te l'offre en union avec toi et j'espère que tu m'enverras la force de ton Esprit.


 

21-07, page 235, strophe 1


 


 


 


 

L'ANNONCE DU PARDON 

Je peux survivre

Sans Parole aimante,

Sans un geste,

Sans surprise,

Sans amour, même.

Je peux survivre sans valeur,

Je peux survivre sans mémoire,

Sans doute…

Mais...

Je peux vivre,

Avec ce pardon qui me bouleverse,

Me Dévoile que je suis digne. AMEN


 

[DEBOUT]

21-07, page 235, strophe 2


 

LA VOLONTÉ DE DIEU

La volonté de Dieu frères et soeurs, est que vous receviez le baptême de l'Esprit, cette confirmation que reçoit l'Eglise et qui est fêtée lors de la fête de pentecôte dans quelques mois, mais que chacun peut recevoir en tout temps, cette confirmation qui donne la force pour aller sur notre chemin comme Jésus lui-même a été confirmé pour la route qui a été la sienne.Qui demande, reçoit.

Notre Eglise qui se réfugie dans le passé, méconnait le présent, et fantasme le futur a besoin de ce nouveau baptême, comme chacun de nous, baptisé, en a besoin. Alors, que celui qui aujourd'hui se rend compte qu'il n'a pas reçu sa confirmation, qu'il la demande, et puis qu'il la reçoive, pour marcher à nouveau sur sa route.

Qui demande, reçoit.

Amen


 

21-07, page 235, les strophes 3, 4, 5


 

 

 

 

 

 

 

 

[ASSIS]

LECTEURS

 

LA PRIÈRE D’ILLUMINATION (ensemble)

Béni sois-tu, Esprit, De chuchoter à tout homme Qu'il est le bien-aimé de Dieu.

Il y a ceux que tes feux dévorent

Ceux que tu couves sous la cendre

Ceux qui gémissent vers toi

Comme des branches incendiées

Ceux qui protègent entre leurs mains

Une modeste lueur,

Ceux qui se souviennent De ton étincelle, jadis

Et ceux qui l'ont oubliée

Ceux que tu éclaires

Et ceux qui s'enfument

Ceux qui n'ont plus d'âtre

Ceux qui ont le cœur en loques,

Mais il n'en est pas un, ô Esprit, à qui, au travers de la nuit, Tu n'aies dit la Nouvelle, et ne sache son âme façonnée par ar ton amoureuse éternité.


 


 

TEXTE DU JOUR Jean 4. 5-42

Il arrive donc dans une ville de Samarie nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils. Là se trouvait la source de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, s'était assis tel quel au bord de la source. C'était environ la sixième heure. Une femme de Samarie vient puiser de l'eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire. – Ses disciples, en effet, étaient allés à la ville pour acheter des vivres. – La Samaritaine lui dit: Comment toi, qui es juif, peux-tu me demander à boire, à moi qui suis une Samaritaine? – Les Juifs, en effet, ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains. – Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit: « Donne-moi à boire », c'est toi qui le lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. – Seigneur, lui dit la femme, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; d'où aurais-tu donc cette eau vive ? Serais-tu, toi, plus grand que Jacob, notre père, qui nous a donné ce puits et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux? Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura encore soif; celui qui boira de l'eau que, moi, je lui donnerai, celui-là n'aura j amais soif: l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira pour la vie éternelle. La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau-là, pour que je n'aie plus soif et que je n'aie plus à venir puiser ici. – Va, lui dit-il, appelle ton mari et reviens ici. La femme répondit: Je n'ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as raison de dire : «Je n'ai pas de mari.» Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. – Seigneur, lui dit la femme, je vois que, toi, tu es prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne; vous, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Jésus lui dit : Femme, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient – c'est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car tels sont les adorateurs que le Père cherche. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit : Je sais que le Messie vient – celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, lui, il nous annoncera tout. Jésus lui dit: C'est moi qui te parle. Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui s'étonnaient de le voir parler avec une femme. Toutefois aucun ne dit : «Que cherches-tu ? » ou : « De quoi parles-tu avec elle ?» La femme laissa donc sa jarre, s'en alla dans la ville et dit aux gens: Venez voir! Il y a là un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait! Serait-ce le Christ? Ils sortirent de la ville pour venir à lui. Pendant ce temps, les disciples lui disaient: Rabbi, mange ! Mais il leur dit: Moi, j'ai à manger une nourriture que, vous, vous ne connaissez pas. Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger? Jésus leur dit: Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas, vous, qu'il y a encore quatre mois jusqu'à ce que vienne la moisson? Eh bien, je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs: ils sont blancs pour la moisson. Déjà le moissonneur reçoit un salaire et recueille du fruit pour la vie éternelle, pour que le semeur et le moissonneur se réjouissent ensemble. En cela, en effet, ce qu'on dit est vrai : L'un sème, l'autre moissonne. Moi, je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté, à vous, aucun travail; d'autres ont travaillé, et vous, vous êtes arrivés pour recueillir le fruit de leur travail.

Beaucoup de Samaritains de cette ville-là mirent leur foi en lui à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage: Il m'a dit tout ce que j'ai fait. Aussi, quand les Samaritains vinrent à lui, ils lui demandèrent de demeurer auprès d'eux; et il demeura là deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole ; ils disaient à la femme : Ce n'est plus à cause de tes dires que nous croyons; car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons que c'est vraiment lui le sauveur du monde.

PIANO

PASTEUR

LA PRÉDICATION


 

Ce récit de Jésus et la Samaritaine est aussi profond que le puits qui constitue l'axe de cette chorégraphie entre une femme et Jésus: le puits dit de Jacob, puits, qu'on pourrait aussi traduire par "source", qui se trouve à côté d'un champ acquis par Jacob (Jacob, petit fils d'Abraham, fils d'Isaac, père de Joseph, celui qui été enterré plus tard dans ce champ, près de cette source).

Une Samaritaine. C'est qu'elle vient de la région de la Samarie. La Samarie, c'est entre, au sud: la Judée (Jérusalem, Jéricho), et, encore plus au nord la Galilée (Capernaum, Cana, des noms qui vous parlent). Jésus se retrouve en Samarie, et c'est normal qu'il y rencontre une Samaritaine.

Truisme, certes, mais ici pour rappeler que ce n'est pas la Samaritaine qui est étrangère, mais Jésus. Jésus, nous le connaissons un peu, n'est pas l'archétype du touriste malaisant qui s'étonne de voir beaucoup trop d'étrangers dans les régions qu'il visite.

Truisme certes encore, mais pour rappeler que si c'est normal en effet qu'il croise en Samarie une Samaritaine, par exemple comme cette femme portant une jarrepour aller puiser, il n'est pas si normal, considérant les us et coutumes du temps, et les règles invisibles ou prescrites qui régissent les rapports des hommes et des femmes, qu'il rencontre une femme.

Cela déjà précisé, il faut aussi faire un bref point historique, sans lequel il serait impossible de comprendre un des nerfs de ce récit.

Selon la Bible, à la mort de Salomon, et après sa piteuse fin de règne, au IXe siècle av. J.-C., le royaume de David se sépare en deux, "splite" . Au sud, le royaume de Juda, avec pour capitale Jérusalem, et au nord le royaume d'Israël, avec pour capitale la ville de Samarie.

Les Assyriens en -722 détruisent Samarie, mettant fin du même coup à ce royaume du Nord. Une partie de la population est emmenée en exil. Les deux Livres des Rois accuseront par la suite la population de Samarie d'être composée de colons venus de Babylonie ou de Syrie, et convertis à une religion hébraïco-païenne. Les Samaritains, de leur côté, affirmeront toujours être les purs descendants des 10 tribus d'Israël ayant habité le royaume de Samarie, et rejetteront toute accusation de paganisme. Quand on s'intéresse à la Bible, il ne faut jamais oublier que le regard porté sur ce qui se passe au Nord, vient en grande majorité du sud, et c'est un regard, on pourrait dire " biaisé".

Jésus est en Samarie, une rencontre se produit avec Samaritaine. Une Samaritaine qui n'a pas de nom. Certains pourrait trouver embêtant aujourd'hui de voir un texte où l'homme a un nom et la femme pas de nom. Je ne crois pas que la tradition orthodoxe ait été animé d'intentions féministes, mais toujours est-il qu'elle lui a trouvé un nom: Photine, qui vient de lumière, qui veut dire lumineuse. On note et on passe.

Mais dans le cours de cette prédication je vais préférer lui garder son absence de nom, à cette Samaritaine. Parce qu'un personnage qui n'a pas de nom dans ce type de texte peut parfois faire allusion à celui qui résiste farouchement tout au long de la Bible à être nommé, à savoir Dieu lui-même, qu'on a donc appelé faute de mieux, "le Seigneur" ou d'une façon qu'on trouverait, si nous n'étions pas si respectueux, très finement humoristique et même franchement intelligente: " Le Nom".

En ces jours particuliers où la question de l'anonymat est problématique sur internet, il est interessant de noter qu'un seul a trouvé le vrai moyen de rester anonyme pour l'éternité dans laquelle il vit. Celui qu'on appelle "le Nom".

A-t-on besoin d'avoir un nom finalement, le nom n'est-il pas le début encore chétif de l'idole? On passe et on laisse pour une prochaine fois

. La Samaritaine n'a pas de nom, mais ce n'est pas la première femme qui n'a pas de nom mais qui rencontre Jésus et qui vient chez lui changer quelque chose, comme un ange posé au milieu de sa route, comme une lumière qui vient l'éclairer. Lumineuse.

Et on revient au texte.

Il est midi, il fait chaud, il a soif.

"Donne moi à boire", dit Jésus.

La femme a de quoi puiser, ce que Jésus n'a pas - pour répondre à la réaction immédiate qui consiste à trouver le comportement de Jésus un peu macho, mais c'est vrai qu'il aurait pu dire s'il te plait, voire la supplier.

La chorégraphie s'installe dès la réponse de la femme, qui, notons le bien, préfère rétorquer, plutôt que d'immédiatement obéir à sa demande. Une réponse toute empreinte de fierté et de force que je me fais le plaisir de vous relire, avec le ton qui à mon sens sied à la qualité de sa réponse. Et encore une fois, n'oublions pas qu'au lieu de lui servir à boire, elle lui dit ça:

Comment toi, qui es juif, peux-tu me demander à boire, à moi qui suis une Samaritaine? – Les Juifs, en effet, ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains. –

Et s'ensuit un dialogue empli de fantaisie et de provocation douce et réciproque. Comme la femme ne lui avait pas servi à boire, Jésus ne répond pas à la femme mais la prend de haut, et lui dit en substance " si tu savais qui j'étais, c'est toi qui me demanderais à boire", et tu aurais reçu de l'eau vive". La femme fait mine de se demander littéralement de quelle eau il parle, entrainant ainsi Jésus sur la pente fatale de devoir expliquer sa splendide métaphore.

J'imagine qu'elle le regarde dans les yeux et qu'elle sourit " mais de quelle eau tu parles, toi qui n'es même pas équipé pour puiser"

Alors Jésus, qui semble être au moins aussi malin que cette femme et que la personne qui a écrit ce récit, Jésus, au lieu d'expliquer, augmente encore la puissance de sa métaphore de l'eau, et parle d'une eau qui étanche la foi à tout jamais, la source de la vie éternelle.

Face à l'insistance de ce juif apparemment illuminé et sûr de lui, la femme fait semblant d'abdiquer et lui demande cette fameuse "eau". "donne-moi cette eau-là", une façon de le pousser dans ses retranchements, vas-y le beau parleur, le magicien, donne-la moi, cette eau, mais elle ajoute en substance " que je n'ai plus à trimer et à m'épuiser moi-même en venant puiser ici ". Une remarque très importante et souvent passée sous silence dans les commentaires, cadenassés qu'ils sont dans l'interprétation courante des rapports homme/femme. Cette femme n'est pas stupide, sa demande n'est pas au premier degré, sa demande est d'abord une protestation contre les parleurs qui ne changent rien à une situation. Matérialise tes paroles! Dit elle à celui qui a dit, dans un autre évangile : "mettez la parole en pratique". Bah voilà. C'est une prière, non seulement adressée à Dieu, mais aussi, à nous-mêmes.

Et Jésus alors, de façon très inattendue, lui parle de son mari. Oublie l'eau et tout ça. Appele-le, dit-il Sous entendu, et c'est encore de la provocation, qu'on parle de cette importante question entre hommes. Elle n'a pas de mari, dit-elle. Et Jésus lui dit qu'en effet, elle en a eu 5, et que l'homme avec qui elle est n'est pas son mari. Je sais que cette partie du texte est restée dans votre tête.

À cause de ça, certains commentateurs surnomment cette femme une pécheresse. Et Jésus est présenté comme le révélateur de la dépravation de cette femme. Une confidence: ce n'est certainement pas son métier à Jésus, de chercher les failles chez tout le monde et ensuite faire une danse macabre dans le plaisir lugubre intense et solitaire de l'autojustification.

Il peut simplement s'agir d'une femme qui a été constamment répudiée - n'oublions pas que Jésus conteste la loi de la répudiation - et qui se retrouve désormais livrée à elle-même, en situation de dépendance, et qu'elle s'épuise lentement dans une condition d'esclave, voire de prostituée.

C'est quand elle comprend que Jésus lui révèle et en fait prend en compte sa condition de souffrance, que cette femme s'abreuve de cette eau dont il parlait. Elle n'aura plus jamais soif, dans le sens, elle ne se sentira plus jamais coupable de ce dont elle a été victime.

Alors, se convertissant, changeant de monde de représentation, elle questionne Jésus sur le lieu de l'adoration de Dieu. Vous les Juifs dites que c'est à Jérusalem, nous les Samaritains sur le mont Garizim en Samarie.


 

Et Jésus répond, et c'est le point culminant de texte, un texte plus profond que le puits de Jacob qui est très profond, Jésus répond que le lieu de l'adoration n'aura plus aucune importance- et c'est révolutionnaire de dire cela, à l'époque et hélas encore aujourd'hui- et qu'on adorera le Seigneur en esprit et en vérité et ce que c'est comme ça qu'il faudra l'adorer et non plus en fonction de données historiques, traditionnelles et politiques. Jésus par sa réponse met prophétiquement fin à la séparation en deux royaume après le règne de Salomon. Le source de Jacob était notre bien commun, à nous Juifs et Samaritains, mais désormais c'est l'évangile de Dieu qui est le bien commun de toute l'humanité. À tout un chacun de venir y puiser.


 

Et puis, vous avez entendu ? C'est à une femme, et à cette femme, que Jésus révèle, ou finalement confesse directement qu'il est le Christ, et c'est suffisamment rare pour être noté. L'a t-il compris à ce moment-là? Question poétique assurément, mais si cette femme à un moment fugace dans le cours de leur ballet est un ange, on peut l'imaginer.

Mais aussi comprendre que l'évangile passe les frontières et d'autres artifices que les hommes construisent pour se donner du sens. Mais il n'est pas une proposition éthérée, cet évangile passe obligatoirement par la révélation d'une condition d'injustice, faisant de cette femme puisante, mais aussi épuisée, révélatrice mais aussi révélée la première apôtre dans le sens plein de ce terme, puisque par la suite, elle portera son témoignage et attirera du monde autour autour de cette nouvelle source. Et à la fin de ce texte, elle s'effacera, comme nous tous nous le faisons, à la fin de notre récit. D'où la nécessité de rencontrer quelqu'un, entre temps, qui vous aura invité à puiser à la source de la vie éternelle.


 

AMEN


 


 


 


 


 


 

PIANO


 


 


 


 


 


 

LECTEUR

[DEBOUT]

 

LA CONFESSION DE FOI (ensemble)

La fidélité et la loyauté se rencontrent la justice et la paix s’embrassent la loyauté germe de la terre et la justice se penche du ciel.

Le SEIGNEUR aussi donnera le bonheur et notre terre donnera ses produits. La justice marchera devant lui et marquera ses pas sur le chemin.


 

31-26, page 337 les trois strophes

[ASSIS]

LES ANNONCES, L'OFFRANDE

PIANO QUI ACCOMPAGNE L'OFFRANDE ET DÉBORDE UN PEU.


 


 

LECTEUR

 

L'INSTITUTION

Faites ceci en souvenir de moi, dit Jésus à ses disciples, depuis lors, les chrétiens sont devenus ces compagnons, ceux qui littéralement partagent le pain, en souvenir de leur maître, communiant avec lui et avec le Dieu, éternellement neuf qu’il a révélé

PASTEUR

 

LA PRIÈRE D'INTERCESSION ET EUCHARISTIQUE

Que ton esprit descende sur nous, pour que nos mots soient entendus, nos actes compris, notre présence au monde comme une occasion favorable de recevoir et de donner.

Que ton esprit descende sur nous, pour que soyons enfin joyeux et non plus réticents à toute bonne nouvelle, comme cette troupe fatiguée et méfiante que nous appelerions les "blasés du Christ"

Que ton esprit descende sur nous, pour dissoudre le cynisme dont nous nous parons souvent, parce que nous ne savons pas quoi faire.

Que ton esprit descende sur nous, puisqu'en dehors de sa présence, nous ferions long feu

Que ton esprit descende sur nous, pour que nous soyons enfin inspirés

Que ton esprit descende sur nous, pour que ton église prenne vie mais surtout que nos yeux voient la vie.

Que ton esprit descende sur notre communion au moyen du pain et du vin de ce jour

NOTRE PÈRE

L'INVITATION

Venez car tout est prêt

[ASSEMBLEMENT DEBOUT]

LA FRACTION

LECTEUR pendant que PASTEUR rompt le pain:

"Le pain que je donnerai pour la vie du monde, c’est moi, dit le Seigneur".

LECTEUR pendant que PASTEUR lève la coupe

"Quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi".


 

LA COMMUNION , accompagnée par PIANO

 

 

 

 

LECTEUR

L'ACTIONS DE GRÂCE

Mon âme, bénis le Seigneur. Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom.

C'est lui qui pardonne toutes mes fautes, c'est lui qui guérit toutes mes infirmités, c'est lui qui arrache ma vie à la tombe, c'est lui qui me couronne de bonté et de miséricorde.

Je louerai le Seigneur tant que je vivrai, je célébrerai mon dieu tant que j'existerai.


 


 

PASTEUR

LA BÉNÉDICTION

Que l'Éternel vous bénisse et vous garde; que le Dieu de Jésus-Christ tourne son visage vers vous et vous donne la paix du coeur et les trésors que personne ne peut vous ravir.

Allez en paix, chers frères et soeurs.


 

retour aux places, écoute du dernier morceau


 

PIANO


 

 

.

Dans la même rubrique :