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Les protestants des 13e et 5e arrondissements de Paris. Temple de Port Royal & Maison Fraternelle


DIMANCHE 19 AVRIL



dessin pour l’atelier Omega, « Queen Mary » (1937) de Duncan Grant
dessin pour l’atelier Omega, « Queen Mary » (1937) de Duncan Grant
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SALUTATION

Il est bon de célébrer le Seigneur, de chanter à la gloire de Dieu, d'annoncer dès le matin sa bonté et sa fidélité au long des nuits !   (d'après Psaume 92/3)

Frères et sœurs, amis de passage, soyez les bienvenus en sa présence.

Rassemblés par son appel, nous formons la maison du Dieu vivant.

Approchez-vous de lui, ouvrez vos cœurs à sa Parole, goûtez et voyez combien le Seigneur est bon !

 


CHANT DU CANTIQUE 34/22 (CHRIST EST VIVANT)

chant___christ_est_vivant_.mp3 chant " christ est vivant".mp3  (385.23 Ko)



LECTURE EXTRAIT PSAUME 118 ET CHANT DE CE PSAUME

Psaume 118. 24-25

24Voici le jour que le SEIGNEUR a fait :qu’il soit notre allégresse et notre joie !25S’il te plaît, SEIGNEUR, accorde le salut !S’il te plaît, SEIGNEUR, accorde la victoire ! Amen.
 

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REPENTANCE lecture seule

REPENTANCE

Avec ce Psaume de David nous nous tournons vers Dieu pour lui demander son pardon et son aide pour vivre :

Écoute, Éternel, je t'appelle
 Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m'a redit ta Parole
"Cherchez-mon visage"
C'est ton visage, Éternel, que je cherche
ne me cache pas ton visage !

N'écarte pas ton serviteur avec colère

Tu es et tu seras toujours mon secours
Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas
 Dieu, 
mon Salut  
Même si mon père et ma mère abandonnaient
L'Éternel me reçoit et me garde

Montre-moi ton chemin, Éternel 
conduis-moi par des routes sûres
 malgré ce qui me guette

Ne me livre pas à la merci de l'adversaire.

Mais j'en suis sûr, je verrai les bontés de l'Éternel
 sur la terre des vivants


MUSIQUE

y2mate_com___nina_simone___don__t_let_me_be_misunderstood_9ckv6_yhniy.mp3 - Nina Simone..., prière: ne me laisse pas incompris.e  (2.48 Mo)

 



ANNONCE DU PARDON

Je vous le déclare, c'est la vérité - dit le Seigneur -

celui qui écoute mes paroles et qui croit en Celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle. Il ne sera pas condamné, mais il est déjà passé de la mort à la vie.

Que tous ceux qui se convertissent dans la confiance c'est à dire la foi reçoivent en Jésus-Christ l'assurance de leur pardon.

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si_dieu_pour_nous_s__engage.mp3 Si Dieu pour nous s'engage.mp3  (3.4 Mo)


LECTURE DE JEAN 20, 19-31

 

19Le soir de ce jour-là, qui était le premier de la semaine, alors que les portes de l’endroit où se trouvaient les disciples étaient fermées, par crainte des Judéens, Jésus vint ; debout au milieu d’eux, il leur dit : Que la paix soit avec vous ! 20Quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent de voir le Seigneur. 21Jésus leur dit à nouveau : Que la paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. 22Après avoir dit cela, il souffla sur eux et leur dit : Recevez l’Esprit saint. 23A qui vous pardonnerez les péchés, ceux-ci sont pardonnés ; à qui vous les retiendrez, ils sont retenus.

24Thomas, celui qu’on appelle le Jumeau, l’un des Douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. 25Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais lui leur dit : Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous et ma main dans son côté, je ne le croirai jamais !

26Huit jours après, ses disciples étaient de nouveau dans la maison, et Thomas avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient fermées ; debout au milieu d’eux, il leur dit : Que la paix soit avec vous ! 27Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, regarde mes mains, avance ta main et mets-la dans mon côté ! Ne sois pas un incroyant, deviens un homme de foi ! 28Thomas lui répondit : Mon Seigneur, mon Dieu ! 29Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu es convaincu ? Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
30Jésus a encore produit, devant ses disciples, beaucoup d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce livre. 31Mais ceux-ci sont écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et que, par cette foi, vous ayez la vie en son nom.

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PRÉDICATION

En hommage à Mr. Bailey’s, mort ce mois d'avril 2020“L'Attesa” (2006). Ses figures féminines sont d'une impassibilité déconcertante, implacables et illisibles.Credit...William Bailey/Betty Cuningham Gallery
En hommage à Mr. Bailey’s, mort ce mois d'avril 2020“L'Attesa” (2006). Ses figures féminines sont d'une impassibilité déconcertante, implacables et illisibles.Credit...William Bailey/Betty Cuningham Gallery
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D'abord que la paix soit avec vous.

Jésus de cette façon salue ces disciples trois fois.

Ce sera ma première partie.

 

Munie de cette paix, qui m'a rendu libre, j'irai interroger Thomas, le jumeau, notre jumeau, et nous irons voir s'il a raison ou s'il a tort, ou si on peut aller plus loin que la simple idée reçue sur ce texte qui est la suivante : certes Jésus dit que c'est mieux de croire sans voir (en fait il ne dit pas ça : il dit heureux ceux qui croiront sans avoir vu, nuance), mais ça m'est égal : moi, je suis comme Saint Thomas !

 

Enfin, en envoi, je nous laisserai avec cette question de tous les autres signes qui selon l'auteur, ne sont pas consignés dans son livre. Vers quoi, l'idée d'une reserve de signes, pourrait elle nous diriger ?

 

A.

Il leur donne la paix, c'est comme cela que l'on faisait. Nous disons bon-jour sans forcément penser que l'on souhaite "un bon jour" à la personne à laquelle on s'adresse. Dans ce proche orient, on se transmet la paix, et à mon sens, ici comme là-bas, il y a une certaine nonchalance dans l'utilisation des termes. Sinon, nos jours seraient tous bons, et la paix règnerait au Proche Orient !

Cette paix qui rend libre. Cette paix dont nous aussi bien que les disciples avons besoin, tellement l'existence est agressive. Un combat quotidien dont chacun est le héros - pour réussir à vivre, chacun de nous est un héros, mais nous l'ignorons. La vie ne nous a pas été que donnée, elle doit être voulue. Et pour vouloir qu'elle vive et qu'elle nous entraine vers quelque chose de clair, il faut avoir la paix. La demander, la recevoir, la transmettre.

 

Jésus leur transmet trois fois la paix. D'abord deux fois à tous sans Thomas, puis une fois à tous les disciples, après qu'ils ont été rejoints par Thomas.

 

Thomas, c'est mon jumeau. Au début je ne suis pas là. Il se passe des choses sans que j'en ai conscience. Ce dont je n'ai pas conscience moi Thomas, c'est que les autres sont en train de recevoir la paix, de recevoir l'esprit.

Moi Thomas, j'en suis à me demander si ce n'est pas la dernière fois que je vais les voir tout à l'heure. S'ils sont encore tremblants de peur, je les quitterai définitivement.

 

Il y avait besoin de cette préparation pour que Thomas puisse trouver une assemblée en paix, et inspirée et inspirante. C'est pour cela que cette double bénédiction est nécessaire pour que je puisse moi, Thomas, trouver de la joie et de l'éspérance, de la force. Et surtout la paix. Cette paix qui vient de Dieu qui parle plus de cohérence et d'harmonie, que de tranquillité. C'est la paix, active, de Dieu.

Moi Thomas, je ne prendrai pas part à une Eglise dont je n'aurais pas préalablement senti la cohérence et l'harmonie.

 

 

Poursuivons maintenant sur notre double Thomas, il veut voir pour croire. Et il a raison. Ce qu'il veut c'est éprouver. Il ne veut pas d'une religion des idées. Il veut voir la grâce de Dieu.

Jésus réapparait. Il lui donne la paix ainsi qu'à toute cette assemblée désormais rassemblée.

Thomas le voit, mais ce qu'on comprend maintenant c'est, que ce qu'il voulait vraiment, c'était toucher.

Il s'exclame : "Mon Seigneur et mon Dieu".

Jésus ensuite dit une béatitude sur ceux qui plus tard croiront sans avoir vu.

 

Mais je m'interroge. Existeront ils ceux là ? Certes nous n'aurons pas vu le Christ, mais si nous avons cru, n'est pas ce pas parce que nous avons senti, éprouvé, touché, la grâce de Dieu dans un de ces passages ?

Nous avons cru parce que nous en avons été convaincus par notre sentiment, que je réhabilite dans sa vieille version : celle qui parle de sentir. Nous avons éprouvé du sentiment religieux, qui a fait que nous sommes devenus croyants. C'est une belle expression, le sentiment religieux. Ce doit être un sentiment qui en appelle à tout notre être, physique, mental, intellectuel, tactile, social, comme si tout notre être, tout de nous devait devenir sensible pour éprouver ce sentiment religieux. J'aimerais le Seigneur de toute mon âme, de toute ma force, de toute ma pensée.

 

Thomas, notre double n'est vraiment pas différent de nous, face à Dieu, il faut du sentiment, de la sensation. L'épreuve du sentiment, qui est la seule à même de mettre Dieu dans notre dimension.

Personne ne croit sans avoir d'une certaine manière, "vu" ou "touché " la réalité de Dieu.

 

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Ces textes sont riches de sens passé et futur. On dirait, pour ceux qui les pratiquent qu'ils sont inépuisables, qu'il y a toujours de la reserve.

 

Et dans cet esprit que l'épilogue de Jean est le meilleur épilogue des évangiles.

 

On dira que Jean adresse à ses lecteurs ce message subliminal :

 

Vous êtes emerveillés de ce récit, vous l'avez vu, ce Christ, s'approcher de vous à travers n'importe laquelle des personnes qu'il a rencontrée, et toi, lecteur particulier, tu as compris que tu n'étais pas différent de tous ces gens, car à chaque fois tu éprouvais ce qu'ils pouvaient éprouver. Tu en as brassé de l'humanité, et la tienne aussi, tu l'as traversée avec ces figures de mendiants, de disciples, de scribes, de femmes, de prophètes et d'enfants.

Ces récits sont venus raconter ta vie et ta vie et ta vie peut en écrire la suite, juste avec ton souffle et ta conviction, mais comme dans les évangiles, avec la présence de la parole de Dieu et son Christ.

Tu as entendu et vécu et compris tout cela à travers le parcours méditatif de mon évangile.

 

Mais il y a plein de choses que je ne t'ai pas racontées, et que j'ai éprouvées, une multitude de signes que tu ne pourras pas apprendre en lisant tous les évangiles de monde. Les autres signes seront sur ta route, à condition simplement de les voir, de les toucher, de les toucher, de les admettre. Tu n'as pas à les chercher. Tu n'as qu'à les voir. Ils sont en réserve.

 

 

 

Ce que Jean dit dans son épilogue, chargé de la sensation préalable de toute cette paix qui a été distribuée, et après la découverte que nous sommes Thomas et devons le rester, parce que nous éprouverons toujours avec cette attitude la réalité de Dieu, ce que Jean dit vraiment à ses auditeurs et lecteurs c'est "ouvrez les yeux" "tendez votre main" . Ne refoulez pas votre sentiment. AMEN.

 


en anglais

First peace be with you.

Jesus in this way greeted his disciples three times.

This will be my first part.

 

Equipped with this peace, which has set me free, I will go and question Thomas, our twin, and we will go and see if he is right or if he is wrong, or if we can go further than the simple received idea on this text which is the following: certainly Jesus says that it is better to believe without seeing (in fact he does not say that: he says happy are those who believe without seeing, nuance), but I do not care: I am like Saint Thomas!

 

Finally, in dispatch, I will leave us with this question of all the other signs that according to the author, are not recorded in his book. Towards what, the idea of a reserve of signs, could it lead us?

 

A.

It gives them peace, that's how we used to do it. We say hello without necessarily thinking that we wish "a good day" to the person we are addressing. In the Near East, peace is transmitted to each other, and in my opinion, here as there, there is a certain nonchalance in the use of terms. Otherwise, our days would all be good, and peace would reign in the Middle East!

This peace that makes one free. This peace that we as well as the disciples need, so aggressive is existence. A daily struggle in which each of us is the hero - to succeed in living, each of us is a hero, but we ignore it. Life was not only given to us, it must be wanted. And to want it to live and to want it to lead us to something clear, we must have peace. To ask for it, to receive it, to pass it on.

 

Jesus transmits peace to them three times. First twice to all without Thomas, then once to all the disciples, after they were joined by Thomas.

 

Thomas is my twin. At first I'm not here. Things are happening without me being aware of it. What I am not aware of, Thomas, is that others are receiving peace, receiving the spirit.

I, Thomas, am wondering if this is not the last time I will see them later on. If they are still trembling with fear, I will leave them for good.

 

There was a need for this preparation so that Thomas could find a peaceful, inspired and inspiring congregation. That is why this double blessing is necessary so that I, Thomas, can find joy and hope and strength. And above all peace. This peace that comes from God who speaks more of coherence and harmony, than of tranquillity. It is the active peace of God.

I, Thomas, will not take part in a Church whose coherence and harmony I would not have felt beforehand.

Let us continue now on our double Thomas, he wants to see in order to believe. And he is right. What he wants is to feel. He doesn't want a religion of ideas. He wants to see the grace of God.

Jesus reappears. He's giving peace to him and to all this assembly now gathered.

Thomas sees it, but what we understand now is, what he really wanted was to touch.

He exclaims, "My Lord and my God".

Jesus then says a beatitude on those who later believe without seeing.

 

But I wonder. Will there be such people? Certainly we will not have seen Christ, but if we have believed, is it not because we have felt, felt, touched, the grace of God in one of these passages?

We believed because we were convinced by oursentiment , which I rehabilitate in its old version: the one that talks about sensation. We felt religious feeling, which made us become believers. It's a beautiful expression, religious sentiment. It must be a feeling that appeals to our whole being, physical, mental, intellectual, tactile, social, as if our whole being, all of us, had to become sensitive in order to experience this religious feeling. I would love the Lord with all my soul, with all my strength, with all my thought.

 

Thomas, our double is really no different from us, in front of God we need feeling, sensation. The test of feeling, which is the only way to put God in our dimension.

No one believes without in some way "seeing" or "touching" the reality of God.

These texts are rich in past and future meaning. It seems, for those who practice them, that they are inexhaustible, that there is always something to spare.

And in this spirit that the epilogue of John is the best epilogue of the gospels.

It will be said that John addresses this subliminal message to his readers:

You are amazed at this story, you have seen this Christ come close to you through any of the people he met, and you, as a particular reader, have understood that you were no different from all these people, because each time you felt what they could feel. You have experienced humanity, and yours too, you have gone through it with these beggar figures, of disciples, scribes, women, prophets and children.
These stories have come to tell your life and your life can write the rest, just with your breath and your conviction, but as in the Gospels, with the presence of the word of God and his Christ.
You have heard and lived and understood all this through the meditative journey of my Gospel.
 
But there are many things that I have not told you, and that I have experienced, a multitude of signs that you will not be able to learn by reading all the Gospels of the world. The other signs will be on your way, provided you simply see them, touch them, admit them. You don't have to look for them. You only have to see them. They're in storage.
 
 
What John says in his epilogue, charged with the prior sensation of all this peace that has been distributed, and after the discovery that we are Thomas and must remain so, because with this attitude we will always experience the reality of God, what John really says to his listeners and readers is "open your eyes" "stretch out your hand" . Do not repress your feeling. AMEN.


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William Bailey parle de son exposition "Looking through Time" à la galerie d'art de l'université de Yale 

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