HISTOIRE : LES POILUS DE PORT-ROYAL (2)

8 millions de mobilisés, 4 millions de blessés, 2 millions de morts, tel est le terrible bilan chiffré de la Première Guerre pour la seule France



  Les Poilus de l'ERF Port-Royal

Jacques Bianquis

Léon Boitel

Charles Carlier

Georges Flichy

Marcel Foenninger

Albert Grassot

Paul Istria

Auguste Kemp

Hubert Lemaître

Gaston Pellat

Marcel Pépin Malherbe

Charles Pichot

Auguste Prost

Eugène Rozé

Mauric Sarran

Henri Schlameur

Raymond Schmidt

Gustave Waelly Charles Wallon Paroissiens ? Le temple de Port-Royal possède dans son transept droit un tableau, une peinture à vrai dire pas très belle, qui décline 19 noms de paroissiens "Morts pour la France", victimes de la première guerre mondiale, et qui porte l'inscription "Je suis la résurrection et la vie." Qui étaient ces paroissiens, que savons-nous d'eux ?
Le site Mémoire des hommes, publié fin 2003 par le Ministère de la Défense, a permis de retrouver les circonstances de la mort de 13 d'entre eux, domiciliés dans le 13e, le 14e ou le 15e arrondissement de Paris. S'il n'y a pas doute pour ceux-là, quatre autres étaient domiciliés à Bourg-la-Reine (Paul Antoine Istria), à Malakoff (Eugène Rozé), dans le 18e arrondissement (Charles Pichot), et à Saint-Chéron, dans l'Essonne (Georges Flichy) ; leur appartenance à la paroisse est plus surprenante, mais pas impossible. Il ne faut toutefois pas exclure que Istria, Rozé, Pichot et Flichy aient été des homonymes de paroissiens de Port-Royal morts pendant la guerre, mais à qui la mention “Mort pour la France” n'aurait pas été accordée (voir plus bas les conditions d'attribution de cette mention.)

Nous n'avons pas trouvé de fiche pour Henri Schlameur, probablement, ou peut-être, parce qu'il n'est pas non plus considéré comme ‘Mort pour la France', à moins qu'il y ait là un problème d'orthographe. Le dernier point concerne François Lemaître. Deux fiches ressortent : l'une d'elle désigne un soldat domicilié dans le Pas de Calais. L'autre correspond à un homme né le 8 mai 1884, et contient des informations médicales ; elle ne peut être consultée sur Internet. Il s'agit peut-être de notre paroissien, mais à part le nom et la date de naissance, aucun indication n'est fournie. Il est regrettable que sur le tableau du temple un seul prénom soit inscrit. La recherche de ces poilus aurait été facilitée si nous avions eu connaissance du deuxième, voire du troisième prénom, couramment utilisés à cette époque. Il y a en effet 400 fiches pour le patronyme Lemaître dont les prénoms comprennent François ! Les fiches du site Mémoire des hommes NB: Ce paragraphe est extrait du site Histoire-Généalogie de Thierry Sabot (page Comment utiliser les fiches du site Mémoire des hommes) qui nous a accordé l'autorisation de le reproduire ici, ce dont nous le remercions très vivement. Quantité d'autres informations sont disponibles sur ce site !

Remarques préalables
Cette base de données a été constituée par la numérisation et l'indexation des fiches originales élaborées au lendemain de la Première Guerre mondiale (entre 1921 et 1929) par l'administration des anciens combattants et aujourd'hui conservées par la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du ministère de la défense (DMPA). Une copie de ces fiches est également disponible sous la forme d'un microfilm aux Archives nationales sous la cote 323 Mi 1 à 339. Ces fiches ne concernent que l'armée de terre (l'armée de l'air était alors rattachée à l'armée de terre, ce qui explique la présence des fiches sur Roland Garros et Georges Guynemer). A noter que la rédaction de chaque fiche est datable par une série de numéros inscrits en bas à gauche du document : 269-708-1922 [26434]. Le site précise que "Les documents originaux ayant été réalisés dans des conditions particulières et à des époques souvent lointaines, les bases peuvent présenter les mêmes lacunes que les fichiers d'origine"... et il y a effectivement quelques erreurs bénignes de dates ou de lieux... (par exemple, Camille Ramel est décédé le 26 mars 1917 et non le 16 mars ; Cyprien Sabot est originaire de la Haute-Loire et non de la Loire ! Il convient donc de lire attentivement les indications portées sur les fiches. Par contre, je n'ai pas constaté d'omissions de soldats parmi la liste de ceux dont j'avais connaissance du décès pendant le conflit.

Cette base ne concerne que les personnes qui ont reçu la mention "Mort pour la France ", accordée en vertu des articles L488 à L492bis du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre. Avant toute recherche, il peut être utile de consulter la FAQ du site en question pour lire notamment une définition de cette notion de " Mort pour la France "... Lire aussi la page du [Ministère de la défense ]

Certaines fiches ne sont pas consultables sur Internet car elles comportent des informations à caractère médical (loi du 3 janvier 1979 sur les archives). Dans ce cas précis, on ne peut que regretter que le site n'indique pas la date du décès et le nom du régiment... ce qui permettrait au moins d'identifier précisément le personnage, notamment par rapport à d'éventuels homonymes. Toutefois, il est possible d'obtenir des informations plus complètes sur une fiche en formulant une demande par écrit auprès du Ministère de la défense, Secrétariat Général pour l'Administration, Direction de la Mémoire, des Archives et du Patrimoine, Sous Direction des archives et des bibliothèques, Bureau des Mentions, 14 rue Saint Dominique 00450 Armées ou éventuellement consulter aux Archives Nationales le microfilm de la fiche. Chaque fiche se compose de deux parties :
- La partie à remplir par le Corps d'armée constitue la partie principale de l'acte. C'est celle qui comporte les données les plus intéressantes sur le soldat "Mort pour la France".
- La seconde partie, celle qui n'est pas à remplir par le Corps d'armée fait référence au jugement d'un Tribunal et/ou à la transcription de l'acte de décès à la mairie du domicile du défunt ou de sa famille, avec parfois le numéro de transcription de l'acte dans les registres d'état-civil (exemple, extrait du registre du décès adressé le 20 novembre 1914 à Chazelles sur Lyon, Loire. Précieuse indication !). A noter que parfois cette seconde partie n'est pas remplie sur quelques actes, dont celui (en double exemplaire, l'un rédigé en 1921, l'autre en 1928) de Guillaume Kostrowitzky... dit Apollinaire... originaire de Rome.
Selon Claude Beaubestre, le jugement d'un tribunal était nécessaire pour déclarer le décès des soldats disparus : "la mention d'un Tribunal était prévue pour y indiquer les références d'un jugement officialisant le décès du soldat qui avait été porté disparu lors des combats et dont le corps n'avait jamais été retrouvé, les cimetières provisoires ayant été labourés par les bombardements successifs sur certains secteurs du front" (cf le Code Civil). 'Mort pour la France' La mention Mort pour la France est accordée en vertu des articles L 488 à L 492bis du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre. La mention "Mort pour la France" peut être reportée sur toute acte de décès et tout acte d'état civil. Elle est accordée à :
- un militaire des armées tué à l'ennemi ou mort de blessures de guerre ;
- un militaire décédé de maladie ou lors d'un accident survenu en service ;
- un marin du commerce victime d'événements de guerre ;
- tout personnel soignant, hospitalier et religieux ayant succombé à des maladies contractées au contact des blessés ;
- toute personne décédée en combattant pour la libération de la France ou en accomplissant des actes de résistance ;
- toute personne exécutée en raison de sa résistance à l'ennemi ;
- tout otage, prisonnier de guerre, personne requise par l'ennemi, déporté, réfractaire exécuté par l'ennemi ou décédé en pays ennemi des suites des mauvais traitements, accidents, des maladies, contractés et aggravés lors de sa captivité ;
- toute personne décédée des suites de violences constituant une suite directe de faits de guerre ;
- tout membre des forces de maintien de l'ordre (gendarmerie, garde mobile, compagnie républicaine de sécurité), et tout élément engagé ou requis tombé en service commandé à l'occasion d'opérations de maintien de l'ordre en dehors du territoire métropolitain.
La mention MPF pour les militaires a été instaurée par la loi du 2 juillet 1915 avec effet rétroactif pour le début de la guerre.
La mention MPF pour les victimes civiles a été instituée par la loi du 28 février 1922 avec effet rétroactif pour le début de la guerre.

 

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